Voisine

  Textes divers  

La gueule ouverte, un sac poubelle attendait déjà les proies mortes
que les convives attablés dans l’appartement du dessous oseraient offrir à sa molle béance de plastique.

J’eusse préféré que ces gens meurent overdosés d’aspartame,
au lieu de gaver leurs panses bovines de mets plus raffinés que leurs idées aussi fournies que la pilosité crânienne de Monsieur Propre.

Mais hélas, comme tous les dimanches après la messe, ils se baffrent tandis que ce qui reste d’ ostie se prend pour un bobsleigh dans les canaux intestinaux de ces corps adipeux.

Le résultat sera encore et toujours le même…

Elle, elle a l’oeil vif et pétillant d’une carpe à l’air libre depuis dix jours. Au moins.
Elle est le positon de l’élégance, sans production de lumière en cas de contact avec moi…
De ses joyeuses charentaises surpeuplées par les puces de son tapis de sol appelé « chien » s’échappent des odeurs presque solides que même le Petit Robert ne saurait qualifier.

Lui, soumis comme un grec au cul levé implorant Zeus, avec ses yeux dégoulinants de cocker
se fait promener en laisse par l’habituelle vieille main visqueuse, main reliée à un bras grassouillet, lui-même relié à une épaule flasque et cette épaule reliée à un cou large comme une bitte d’amarrage sans solidité, et enfin, ce cou relié à … rien.

Madame a « une sorte » de tête, mais la décence et l’ honnêteté m’empêchent toute forme de description.
Et les enfants ne sont pas encore couchés.

Ce n’est pas vraiment une tête, car une tête contient.
A part un sirocco fatigué passant d’un côté à l’autre de ses parois crâniennes, non, je ne vois pas…

Heureusement, elle garde la bouche fermée.
Elle n’est donc pas complètement ……………..

Oui, oui, gardez-la bien fermée votre cavité buccale, Madame!

Oui, comme ça, très bien!

Et maintenant, reculez, encore, encore, encore….là..là…làààààà.
Encore un peu….

Hop.

Voilà.

(AAAAAAHHHH) Elle tombe.

Ce que j’aime en Normandie c’est Etretat.
Ça nettoie.