Urbaine

  Corps dévorés  

Le jour a baissé ses paupières,
le crépuscule espace tout.
Ça brille à demi de par la bouche d’une étoile.

J’aime le fragile frisson de ces lumières à l’horizon,
les grands soirs urbains,
dans les rues endormies.

Totale comme une statue,
la noirceur du ciel.

Là, dans ses yeux d’outre-tombe,
couloirs sombres de mes pensées,
il y a des rivières,
je me laisse couler.

C’est comme si la vie voulait se faire oublier.