Aimer par en-dessous
Je t’aime, maigre comme un fil tendu.
Bouffi comme des yeux rougis.
Je t’aime constant comme l’impossible,
droit comme la colonne du temple.
(suite…)
Je t’aime, maigre comme un fil tendu.
Bouffi comme des yeux rougis.
Je t’aime constant comme l’impossible,
droit comme la colonne du temple.
(suite…)
Frères,
nous sommes ici présents pour célébrer Personne.
Personne était votre ami, votre compagnon, votre frère, votre père, votre mari, votre collègue, et sa disparition n’est autre qu’ une transformation.
Comme dans Goldorak. Ou les Barbapapas.
Personne était quelqu’un, discret, aiguisé comme une lame que le silex aurait fait disparaître, l’ amant parfait,
le père débonnaire que jamais ses enfants n’ auront vu, l’ ami fidèle, toujours au rendez-vous de nulle part.
(suite…)
A bas la mort ! A bas la mort!
Mort!
Tu te crois tout permis avec tes airs funestes, ton odeur de sapin, tes amphores solennelles?
Tu crois que ça m’amuse de savoir que j’aurai des vers dans le nez une fois dans la bière?
Tu crois que ça me fait rire de savoir que je ne sais pas ce qui m’attend?
Si quelque chose m’attend… à part devenir vachement nombreuse si, une fois incinérée, je tousse?
(suite…)
La gueule ouverte, un sac poubelle attendait déjà les proies mortes
que les convives attablés dans l’appartement du dessous oseraient offrir à sa molle béance de plastique.
J’eusse préféré que ces gens meurent overdosés d’aspartame,
au lieu de gaver leurs panses bovines de mets plus raffinés que leurs idées aussi fournies que la pilosité crânienne de Monsieur Propre.
(suite…)
Août 2010
Nous respirions,
zéphyrs amoureux dans la nature des droits acquis,
l’esprit dans l’ éden d’un humain philanthrope et créatif.
Nous sommes la poésie,
la musique des ailleurs impalpables et des possibles en marche,
le regard inaltérable et kaléidoscopique
sur les mondes parallèles qui nous observent…
(suite…)
« Ce n’est pas parce-qu’on n’a rien demandé à ce qu’on a subi, qu’on a le droit de tout exiger ».
Pas de réparation.
Et on s’étonne qu’il y ait des gens devenus durs…
(suite…)